Faire connaître largement l’enseignement de Bouddha au plus grand nombre.
Enseignement de plus en plus pertinent, pour nos contemporains, par les temps qui courent.
Kanshoji est un monastère bouddhiste zen Sôtô, situé en France.
En Dordogne, au cœur du parc naturel Périgord-Limousin, il surplombe un grand lac entouré de forêts.
La tranquillité et la beauté de la nature en font un lieu idéal pour pratiquer la Voie de Bouddha.
Ce monastère bouddhiste est une école de vie ouverte à tous ceux qui souhaitent découvrir, approfondir et mettre en pratique l’enseignement du Bouddha.
Le fondateur de Kanshōji est Minamisawa Zenji, abbé du temple mère Eiheiji, et successeur de Maître Dōgen.
Son abbé fondateur, Taiun Jean-Pierre Faure, a reçu l’ordination de moine de Taisen Deshimaru Roshi et a été certifié enseignant du zen Sôtô par Dônin Minamisawa Zenji. Il enseigne selon les fondements de notre école et donne par ailleurs un enseignement vivant, correspondant aux situations rencontrées.
Nous nous efforçons de faire de Kanshoji une école de vie, un lieu de paix, d’ouverture, d’accueil et de profonde bienveillance.
Un tel lieu est d’autant plus pertinent que nous nous approchons d’une situation critique où l’effondrement de notre société et des modèles sur lesquels elle s’appuie a déjà commencé et a de grandes chances de continuer. Ce monde que nous connaissons, certains parlent de sa fin sans pour autant pouvoir prévoir celui qui va le remplacer. Nous devons faire face aux changements, savoir saisir les opportunités, être libre de tout à-priori, c’est la condition pour réussir le virage, aussi serré soit-il.
C’est l’essence même de la voie du Bouddha de s’harmoniser avec un monde qui ne cesse de naître, en même temps qu’il ne cesse de mourir à chaque instant.
En phase avec notre époque et notre milieu de vie, nous restons fidèles à l’enseignement de Shakyamuni Bouddha. Sans nous appuyer sur l’énergie perverse des trois poisons, nous remettant sans cesse en question, nous faisons face à la réalité telle qu’elle est.
C’est ainsi que nous montrons à l’humanité une direction possible pour un futur heureux.

Né en 1927 dans la préfecture de Nagano, Dônin Minamisawa Zenji est abbé de Eiheiji, un des deux principaux temples du zen sôtô. Il rencontre Taiun Jean-Pierre Faure en 2001 au temple de la Gendronnière (France), celui-ci deviendra son disciple et l’aidera à fonder le monastère bouddhiste zen Kanshoji en Dordogne (France).
En 2003, il donne la transmission du Dharma à son premier disciple européen, Taiun Faure, qui devient abbé du monastère Kanshoji en 2011.

L’abbé fondateur de Kanshoji, Taiun Jean-Pierre Faure, reçoit en 1981 l’ordination de moine de maître Taisen Deshimaru et devient son disciple.
Vingt ans après la mort de maître Taisen Deshimaru, il reçoit la transmission du Dharma de maître Dônin Minamisawa et devient enseignant certifié de l’école zen Sôtô.
Il entretient un lien étroit avec son maître Dônin Minamisawa, fondateur du monastère Kanshoji car le zen se transmet de personne à personne, dans une relation intime de totale confiance : la relation maître-disciple.
Laure Hosetsu Scemama reçoit l’ordination de nonne de Maître Deshimaru en 1982. Depuis plus de 40 ans, elle a pratiqué aux côtés de Taiun Roshi. Elle participe en tant que membre fondateur à la création du Monastère de Kanshoji (Dordogne). Elle crée en 2003 le Centre Zen de Limoges où elle enseigne. Elle reçoit en 2008 la transmission du Dharma de maître Dônin Minamisawa.

Vidéo sur le lien entre JP Faure, l’abbé fondateur, et son maître, Dônin Minamisawa Zenji
Des résidents vivent toute l’année à Kanshoji. Parmi eux, des moines et nonnes amenés à transmettre un jour l’enseignement du Bouddha y reçoivent une formation.
D’autres viennent au monastère pour une retraite de quelques jours, quelques semaines, voire quelques mois… Ils y découvrent l’enseignement du Bouddha et le mettent en pratique dans la vie quotidienne.
Pratiquer le bouddhisme n’est pas réservé à une élite ; cette pratique est universelle, totalement pertinente quelle que soit l’époque et particulièrement aujourd’hui. Il s’agit de nous harmoniser avec les lois de l’univers — vivre l’interdépendance et l’impermanence dans chaque aspect de notre vie, en soi-même, avec nos semblables, avec tout l’univers dans le rapport à soi, qui commence en tournant son regard vers l’intérieur :
Mes pensées, mes paroles et mes actions sont-elles motivées par la sagesse et la compassion, ou par les trois poisons ? Comment puis-je susciter en moi l’aspiration à vivre comme un authentique bodhisattva, un être d’éveil ?
Kodo Sawaki dit : « L’être humain a vocation d’être un être humain véritable, c’est-à-dire Bouddha » — “Bouddha” voulant dire “l’Éveillé”.
L’aspiration à mener une vie éveillée existe en chacun de nous. Par la pratique de zazen, nous pouvons faire l’expérience de l’éveil.
Par la pratique des préceptes, nous pouvons reconduire l’état d’éveillé dans tous les aspects de notre vie. Notre pratique nous invite à mettre l’égoïsme de côté et à faire grand cas de l’autre, dans le respect, la coopération et la bienveillance.
Pratiquer le bouddhisme, c’est respecter profondément toutes les formes de vie, la nôtre et celle de toutes les existences.
Vivre dans un monastère ne signifie pas être coupé du monde. À Kanshoji, au fil des années, des liens se sont tissés avec la population locale…
La sangha, un des trois trésors du bouddhisme, englobe les dojos reliés au monastère et des pratiquants venant de nombreux pays. Elle communique avec les sangha du bouddhisme européen et international, jusqu’à se fondre dans la grande sangha qui inclut en fait l’humanité entière.
Par les médias et réseaux sociaux, nous souhaitons communiquer avec le plus grand nombre, faire connaître à tous l’enseignement et les valeurs du bouddhisme, particulièrement à la jeunesse en quête d’absolu qui recherche une voie spirituelle authentique.
Kanshoji est un monastère où l’égalité est un souci constant, quelles que soient nos différences de genre, de sexe, de nationalité, de race… Aucune fonction n’est réservée à un genre particulier. Quelle que soit la façon dont chacun se définit, l’essentiel est de se voir soi-même et de voir l’autre avec son œil de Bouddha, un œil empreint de compréhension et de bienveillance.
Maître Deshimaru disait : « Les disciples doivent s’harmoniser profondément comme le lait et le miel, et créer ainsi une belle et forte atmosphère. […] Dans le monastère, vous rencontrez des amis spirituels dignes de respect ; tous ensemble vous pratiquez le précieux zazen. Aussi, vous ne devez jamais oublier leur bonne influence, éternelle, plus importante que celle de la famille. […] Dans les amitiés qui se nouent, une stricte morale sexuelle doit être observée. »
Pratiquer le bouddhisme doit être accessible à toutes et à tous. Ceux qui ont les moyens sont encouragés à donner aux personnes qui en ont peu. Ceux qui reconnaissent la valeur du bouddhisme donnent volontiers à ceux qui en ont besoin pour leur permettre de pratiquer.
Outre cette forme de don, chacun a toujours quelque chose à offrir : son temps, ses compétences, sa joie de vivre… Le don sans esprit de profit personnel est une pratique essentielle dans le bouddhisme.
L’avenir de l’humanité dépend de notre disposition à donner, à partager : donner de tout son cœur, recevoir avec gratitude.
Vocation du monastère Kanshoji :
Ce qui nous unit dans le monastère, c’est l’aspiration à nous libérer des trois poisons que sont l’ignorance, l’avidité, l’aversion et amener ainsi les êtres humains qui le souhaitent à vivre en paix les uns avec les autres.
[1] Les trois Fondateurs étant respectivement : Bouddha Shakyamuni, et les deux maîtres japonais Eihei Dôgen et Keizan Jôkin.
Une retraite spirituelle pour approfondir les différentes formes du zen sôtô
Le ango est un des aspects de la formation. Elle se transmet par des expériences validées par le maître qui reconnaît que l’enseignement de Bouddha a été pratiqué, réalisé et authentifié. Le temps se partage entre la méditation – zazen, cérémonies, rituels, samu, enseignements et entraînements aux différentes formes du zen sôtô. Les participants pratiquent zazen, prennent les repas et dorment dans le dojo. Plongés dans la réalité de l’interdépendance, ils se détachent de leur égoïsme et portent une grande attention à l’autre.
Ceux qui enseignent le bouddhisme zen sôtô ont suivi cette retraite de formation. Elle est donc destinée aux moines et nonnes — ou éventuellement aux bodhisattvas — qui assument des responsabilités dans un lieu de pratique, ou qui souhaitent s’engager plus profondément dans la voie. Elle est nécessaire à tout moine (nonne) bouddhiste zen qui aspire à devenir un enseignant de la Voie.
Dates : 15 janvier – 15 avril 2024