Dans le Zen, la pratique bouddhiste se fait dans la vie quotidienne. C’est son terrain d’étude. On n’a pas à étudier les rêves…
Chaque activité de la vie peut être une cérémonie. On parle de la cérémonie de manger, la cérémonie de nettoyer, la cérémonie de couper les carottes…
Ritualisation des activités au temple : le samu
Comme on n’est pas toujours assis en zazen, on reconduit l’esprit de zazen dans les activités de la vie quotidienne : le samu, l’activité désintéressée effectuée dans les tâches quotidiennes du monastère : cuisine, nettoyage, potager, vaisselle…
Maître Dōgen considère que la vie quotidienne est le champ de l’éveil.
Maître Dôgen écrit dans le chapitre Tenzo Kyôkun du Eiheishingi :
Quand vous faites la cuisine, ne regardez pas les choses ordinaires d’un regard ordinaire, avec des sentiments et des pensées ordinaires.
Avec cette feuille de légume que vous tournez dans vos doigts, construisez une splendide demeure de Bouddha et faites que cet infime grain de poussière proclame sa Loi. […] Il est important que votre esprit ne change pas selon la qualité de l’objet. Si votre esprit dépend des choses, c’est comme si vous changiez d’attitude et de langage selon la qualité de la personne que vous rencontrez : un tel comportement n’est pas celui d’une personne qui pratique la Voie.
Ritualisation du lavage, de la propreté
À Kanshoji, comme le veut la tradition, un temps est accordé le matin pour se laver le visage et le soir pour se doucher.
Ritualisation de la façon de recevoir la nourriture et de manger :
Dans un monastère bouddhiste, les repas sont pris en silence. Présents à soi-même et à la réalité qui nous entoure, nous nous harmonisons les uns avec les autres. Recevoir et prendre le repas est une pratique spirituelle.
